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Souvenirs d'une saison de trail
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23 Décembre 2017 - Robin Gremmel
Souvenirs d'une saison de trail
Ils ont sué à grosses gouttes écrasés par le soleil estival, grelotté en haut d'un col de nuit, parfois les deux dans la même course... petit retour sur le bilan de l'été du groupe des trailers de Sylvain. Ils ont choisi une course, un moment, une émotion. C'était beau, c'était douloureux, tantôt joyeux, tantôt triste, un été de trailer.


Jérôme Bordier - la 6000D le 29 juillet à Aime La Plagne, 65 km, 3500m de dénivelé positif, 500e en 10h50


« Course réalisée sans trop de problème, hormis un gros orage en fin de parcours sur les deux dernières heures. 3500D+, avec passage sur un glacier à 3000m d'altitude, une première pour moi et un excellent souvenir. J'ai été principalement marqué par l'ambiance très conviviale sur une grande partie du parcours. La course commence à 6h du mat' et il y a déjà des centaines de personnes pour nous applaudir. A chaque village, hameau, ravitaillement, c'est la foule et toute la région se mobilise pour la course, ce qui est franchement sympa ! (cloche savoyarde, musique, encouragements divers... ça motive !) »


Eric Lepine - Ultra trail di Corsica, le 6 juillet à Corte, 110 km, 8000m D+, abandon

« Abandon à l'aube, le 7 juillet, au terme de la 1ère nuit de course, après seulement 33 km, victime de grosses ampoules, notamment au talon, m'empêchant de poser le pied...

Course marquante en raison de l'extrême technicité du parcours : présence quasi-constante de pierres, de racines, nécessitant une vigilance de chaque instant, mais aussi en raison de la fabuleuse ambiance de la course, de la gaîté des bénévoles et de la beauté des paysages...

Je suis parti avec des chaussures dont je savais qu'elles pouvaient me causer des ampoules, sans prendre de disposition particulière, et lorsque les ampoules sont apparues durant la course, je ne me suis pas arrêté tout de suite pour les traiter, les laissant se développer jusqu'à éclatement, à un point où il n'était plus possible de les soigner... bref, j'ai manqué de clairvoyance et de lucidité... »


Sylvia Naboudet – Trail de la Restonica, le 8 juillet à Corte, 69 km, 4000m D+, 142e, 18e féminine, 9e V1F en 17h14

« Je n'avais pas fait de vraie et bonne prépa (des soucis de santé qui ont duré quelques mois plus tôt et le manque de temps pour m’entraîner). Donc j'avais un peu d'appréhension devant l'ampleur de la tâche ...(j'avais jamais fait aussi long avec autant de dénivelé). Un seul objectif : terminer. Bilan : terrain très technique, très très grosse chaleur...des cailloux des cailloux des cailloux... Mais je suis très contente car je l'ai fait, et je n'ai pas trop souffert ! Donc plutôt surprise dans le bon sens ! »


Audrey Hette – Trail du Sancy Mont Dore, le 23 septembre, Massif du Sancy, 110 km, 4300m D+, 120e, 7e féminine, 5e V1 F en 19h56

« C’était la première fois que je parcourais cette distance, j’ai donc été très prudente, gardant toujours un rythme de confort. Par conséquent, je n’ai pas trouvé cela très difficile et suis arrivée plutôt en forme. Les 30 premiers et deniers km du parcours étaient plus techniques. Les 40 km du milieu plutôt roulants. Les paysages étaient superbes et la météo idéale en journée mais très fraîche à la tombée du jour, ce à quoi je n’étais pas forcément préparée et j’ai eu un peu froid.

Très bonne ambiance entre les coureurs, au ravitaillement et bon public. En tant que femme, on est toujours plus encouragée et plus soutenue que les hommes car nous sommes plus rares.
Le seul hic : le balisage était moyen, je me suis perdue sur environ 3km et ai souvent dû chercher mon chemin surtout la nuit.
Je n’avais pas prévu quoi que ce soit hormis finir! Chaque départ est une nouvelle aventure et pour moi il n’y a pas pire que de partir avec des convictions car tout peut se produire et je ne veux pas être déçue. Ce que je cherche avant tout c’est à prendre du plaisir. »


Jérôme Depierre – Ultra Tour du Grand Raid des Pyrénées, le 24 août à Piau-Engaly, 220 km, 13000m D+, abandon

« L'arrivée était souhaitée 60h plus tard pour moi, mais je n'ai pas dépassé la première nuit. J'ai été marqué physiquement par la douleur au mollet, mais surtout mentalement.

(…)

Le début de course (40km) s'est bien déroulé. J'ai vraiment pris la course tranquillement en milieu de peloton. Il faisait chaud. Deux copains abandonnent très vite (plus vite que moi !) au 40e km. A la montée du pic du midi, je me sens bien. Je descends tranquillement, le genou tient, je commence vraiment à me dire que ce début de course est idéal et que ça va le faire. Et voilà, le doute me quitte, la sur-confiance s'installe et je me déconcentre. Je quitte le ravito avec 1,5l d'eau alors qu'il y a 25km à faire avant le prochain ravito, qu'il est 14h et qu'il fait 35°C. Ce n'est pas faute de connaître le parcours sur le bout des doigts et d'avoir refait à la main le profil de course pour tout mémoriser. Je m'aperçois de mon erreur après 1km. La flemme de faire demi-tour, de perdre des places, ça me coûtera certainement ma course.

(...)

Ce qui devait arriver arriva. Au 60e km, je suis déshydraté. Je m'arrête pour dormir au ravito et retrouver des forces. Je repars dans la douleur. J’atteins la base vie du 75e km où je compte bien me reposer. Je passe 1h30 à la base vie : douche, alimentation, hydratation, sieste... je repars avec la nuit tombante et un petit groupe de 3 coureurs.

Dans la montée, je m'arrête pour une pause technique. Je fais quelques appuis un peu plus rapides pour remonter sur mes copains, mais mon mollet se bloque. Une forte contraction, puis une douleur installée. J'ai l'impression d'avoir déchiré le mollet. Je le signale à mes comparses et les laisse s'éloigner dans la nuit. Une drôle de sensation s'installe pour moi : du soulagement. L'impression que je peux désormais abandonner la course sans honte, ça y est, j'ai ma vraie excuse pour abandonner.

Toute l'organisation familiale toute l'année et particulièrement sur la course pour finir si rapidement, ça me fait pitié.

Ce sentiment ambigu me montre que je n'étais pas prêt mentalement pour la course. J'y étais sans vraiment le vouloir. J'ai envie de réussir une longue course d'endurance, les copains étaient inscrits, j'ai l'impression que c'est le type d'épreuve qui me correspond. Cependant, depuis l'arrivée à Paris il y a 2 ans, je sens bien que je suis moins endurant. Les cuissots s'affaiblissent. J'ai envie de plus de vitesse à côtoyer les pistards à l'entraînement, mais les problèmes de mollets me rattrapent dès que je dépasse les 15km/h. Il va falloir se faire une raison pour 2018 et rester sur des formats trail plus courts pour retrouver de l'envie et du plaisir. »

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